Méthode
Quatre couches d’audit. Et un banc d’essai qui nous surveille.
Deux moteurs d’analyse qui se recoupent, des parcours testés jusque derrière la connexion client, le référentiel officiel, puis l’humain sur tout ce que les machines ne voient pas. Et comme un auditeur doit accepter d’être audité, notre chaîne passe elle-même l’examen : un site témoin aux défauts connus mesure ce qu’elle attrape, et ce qu’elle rate.
L’audit
Quatre couches, chacune rattrape les angles morts de la précédente
- 01 · Deux moteurs, au rendu réel La page est chargée dans un vrai navigateur, JavaScript exécuté, défilée jusqu’en bas pour réveiller le contenu paresseux, puis analysée par deux moteurs indépendants : axe-core (Deque) et accessibility-checker (IBM). Chacun a ses angles morts, ils ne sont pas les mêmes. Les résultats sont ensuite dédoublonnés élément par élément : un défaut vu par les deux moteurs compte une fois, pas deux. Jamais de décompte gonflé.
- 02 · Les tunnels, derrière la connexion Un scanner public s’arrête à la page de connexion. Vos clients, eux, continuent : compte, panier, commande, paiement. Nous scriptons ces parcours avec Playwright, session authentifiée conservée d’une étape à l’autre, et chaque écran traversé passe la même analyse bi-moteur. C’est là que se joue l’achat, c’est donc là que nous allons.
- 03 · La traduction vers le RGAA Un identifiant de règle moteur ne parle à personne. Chaque règle déclenchée est reliée aux critères du RGAA 4.1.2 via la table de correspondance officielle publiée par l’État (DISIC, Licence Ouverte 2.0). État de notre table : 53 règles rencontrées sur des sites réels, 41 reliées à un critère (77,4 %), et zéro règle laissée sans classement. Quand la correspondance n’est pas nette, elle est marquée « à vérifier », jamais promue conforme.
- 04 · La passe humaine Navigation au clavier seul, ordre du focus, lecture au lecteur d’écran, zoom à 200 %, intitulés compréhensibles hors contexte : les critères qui empêchent réellement d’acheter se testent à la main, sur les gabarits que traversent vos clients. Les trois premières couches dressent la carte ; celle-ci tranche.
Les limites, en chiffres
Ce que l’automatique ne verra jamais, et comment nous le savons
Quiconque vous vend un « scan complet » vous vend un angle mort. Les chiffres publics sont têtus : l’étude de Deque mesure qu’environ 57 % du volume des problèmes est détectable automatiquement. Le reste exige des yeux, des mains et un lecteur d’écran.
L’équipe accessibilité du gouvernement britannique a fait l’expérience inverse : une page construite exprès avec 143 défauts, passée dans dix outils automatiques. Le meilleur en a identifié 41 %, un des plus répandus 17 %, et 42 défauts (29 %) ont échappé à la totalité des outils réunis.
Alors nous avons cessé de croire nos outils sur parole : nous avons construit un site témoin dont nous connaissons chaque défaut, 17 problèmes documentés et injectés exprès. Notre chaîne en détecte 12, soit 70,6 %. Chaque manqué est listé, motivé, et confié à la passe humaine. Ce taux est recalculé à chaque évolution de la chaîne : le jour où il baisse, nous le voyons avant vous.
Un rapport « zéro erreur détectée » n’est pas un rapport de conformité. C’est un rapport d’outil.
Après la correction
Corrigé ne suffit pas : chaque livraison est rejouée
Une correction n’est pas « faite » parce que le développeur le dit. Avant chaque livraison, une recette automatisée rejoue les vérifications une à une : la sonde repasse sur les pages corrigées, chaque critère livré a son contrôle exécutable, et le tout produit un rapport horodaté, vérification par vérification, réussi ou échoué.
La règle est mécanique : tant que la recette ne passe pas, nous ne livrons pas. Et une recette sans critère vérifiable est irrecevable par construction, pour qu’un « tout est bon » vide de contenu ne puisse jamais passer pour une preuve.
Le même mécanisme sert la durée : votre thème évolue, la sonde se rejoue, une régression d’accessibilité se voit dans un rapport daté au lieu de se découvrir six mois plus tard dans une mise en demeure.
La doctrine
Vendre sans faire peur
Le marché de l’accessibilité s’est construit une sale réputation à coups d’amendes imaginaires. Nous prenons le contre-pied, et nous l’écrivons noir sur blanc : voici ce que vous ne nous entendrez jamais dire.
- « Les amendes pleuvent » Non. Aucune amende EAA confirmée à mi-2026, et c’est nous qui vous le disons en premier. Les risques réels sont ailleurs : injonctions sous astreinte, actions associatives, et la vente perdue chaque jour qu’un tunnel inutilisable fait fuir.
- Une jurisprudence à sens unique Les décisions de justice vont dans les deux sens, et nous citons les deux : celle qui a exigé la conformité totale sous astreinte comme celle qui a débouté une action identique. Vous décidez sur la carte complète, pas sur l’extrait qui arrange le vendeur.
- « 100 % conforme, garanti » Personne ne peut le garantir sérieusement, et la déclaration d’accessibilité reste établie sous votre responsabilité. Notre engagement est ailleurs : qu’elle soit vraie, documentée, et reprise gratuitement si un audit tiers recale un critère que nous avons livré.
- Un chiffre sans source Chaque chiffre publié sur ce site a un lien, une décision de justice ou une mesure derrière lui. Un chiffre que nous ne pouvons pas sourcer n’est pas publié, même s’il nous arrange.
La peur fait signer une fois. La preuve fait rester.
L’outillage
Des outils dont nous pouvons montrer la licence
Vous saurez toujours avec quoi votre audit a été produit. Chaque composant de la chaîne est inscrit dans un registre interne avec sa licence exacte, lue dans le dépôt du projet, jamais supposée. Un composant absent du registre est interdit par défaut.
| Composant | Rôle dans la chaîne | Licence |
|---|---|---|
| Playwright | Pilotage du navigateur, tunnels authentifiés | Apache-2.0 |
| axe-core (Deque) | Premier moteur d’analyse | MPL-2.0 |
| accessibility-checker (IBM) | Second moteur d’analyse | Apache-2.0 |
| Table WCAG vers RGAA 4.1.2 (DISIC) | Traduction vers le référentiel officiel | Licence Ouverte 2.0 |
| Chaîne EXPawa (sonde, tunnels, banc, recette) | Orchestration, dédoublonnage, rapports | Code propriétaire EXPawa |
Ce registre a des dents : les licences virales (AGPL) sont écartées d’office, les composants copiés-modifiés sous licence contaminante aussi, quelle que soit leur popularité. Aucun code sous licence problématique ne peut se retrouver dans un livrable qui vous appartient.
Et le contrôle n’est pas une promesse, c’est un automate : à chaque modification de la chaîne, l’intégration continue vérifie la licence de chaque dépendance et refuse de construire si une licence interdite apparaît. Nous l’avons éprouvé en injectant volontairement un composant GPL : construction refusée, comme prévu.
La méthode se raconte. Le constat se montre.
Le plus simple est de la voir appliquée à votre propre site : un constat gratuit, établi au rendu réel, avec vos lignes de code.
Reste une question fréquente : un indépendant, face à une agence ? Notre réponse honnête, cas par cas.